Archive pour: août, 2008

Le 30 août 2007, un joueur de Tiger Woods PGA Tour 08 publiait une vidéo sur youtube afin de mettre en avant un bug dans le jeu d’EA Sports. En effet, on y voyait Tiger Woods les deux pieds sur l’eau  en train de réaliser un magnifique coup. L’auteur de la vidéo (Levinator 25) avait même donné le nom de “Jesus Shot” à ce coup (bug) si spécial. À l’époque, la vidéo avait été visionnée plus de 162 000 fois et comptait plus de 280 commentaires.

Il y a quelques jours, soit presque un an après, EA Sports a publié une vidéo sur son espace youtube pour  promouvoir la version 2009 du jeu dont la sortie a eu lieu le 26 août dernier. Sur celle-ci, on voit le vrai Tiger Woods, les deux pieds sur l’eau, réaliser le fameux “Jesus Shot”. Levinator 25 est même directement interpellé : “levinator 25, you seem to think your jesus shoot video was a glitch in the game. […] It’s not a glitch, he’s just that good” (Tu pensais avoir trouver un bug… Ce n’est pas un bug, c’est juste qu’il est bon !). Une réalisation d’EA qui connaît un certain succès puisqu’elle a été relayée par de nombreux sites/blogs et qu’en l’espace de 10 jours, elle a été visionnée plus d’1 500 000 fois (dont 600 000 vues sur les deux premiers jours).

Même si cette vidéo arrive un an après la diffusion du bug, EA Sports a fait preuve d’un bel opportunisme pour réaliser celle-ci et créer un point d’attention autour du lancement de la nouvelle version de son jeu. L’humour et l’autodérision dont fait preuve EA dans cette vidéo montre qu’elle sait aussi rigoler de ses propres bugs et qu’elle prête une certaine attention aux remarques des utilisateurs.

Cet exemple illustre également l’intérêt croissant des marques pour les espaces communautaires et la nécessité pour celles-ci d’être attentifs à leurs utilisateurs et aux nouveaux espaces sur lesquels ils peuvent échanger. Ainsi, une nouvelle fois, une vidéo virale commerciale naît d’une vidéo utilisateur…

Et vous que pensez-vous de cette campagne virale ? Une opération joliement trouvée ou une opération montée de toute pièce comme le pensent certains ? Comment gérer vous votre veille client sur Internet ?

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Tout le monde connait cette technique de Marketing viral qui consiste, lors de l’inscription d’une personne à un service en ligne (ou pour différentes opérations comme les questionnaires, jeux en ligne,…), à lui demander d’entrer les mails de ses amis pour les avertir de l’existence du service et les inciter à l’utiliser.

Le Journal du Net rapporte, dans un article daté d’hier, une décision du 30 juin 2008 du Tribunal de commerce de Huy en Belgique condamnant le site Nicepeople.be pour ses pratiques de “parrainage”.

Si le tribunal n’assimile pas ces envois à du spam (comme le réclamait le concurrent Toietmoi.be) mais bien à du “marketing viral”, cela ne l’a pas empêché de les juger illégaux. En effet, le tribunal a condamné l’envoi de mails non sollicités et l’absence d’information sur l’utilisation de ces adresses : ” La collecte des adresses [...] par des techniques litigieuses, et l’envoi d’un message publicitaire non sollicité à des amis ou connaissances violent les droits et libertés fondamentaux des destinataires concernés : ces destinataires peuvent s’être retrouvés, à leur insu, dans le carnet d’adresse d’un membre de Nice People.”

La Belgique n’est pas le seul pays où les opérations de parrainage (”l’envoi à un ami”) semblent interdites :

  • En Espagne, l’Agencia Espanola de Proteccion de Datos (l’AEPD), dans une décision d’avril de cette année, a condamné une entreprise à une amende de 600 euros pour motif de spam publicitaire. Cette décision est en fait une application de la Ley de Servicios de la Sociedad de la Información y de Comercio Electrónico (LSSI) qui dans son article 21.1 interdit “l’envoi de documents publicitaires ou promotionnels par courrier électronique, ou autres moyens équivalents, qui n’auraient été préalablement sollicitées ou expressément sollictés par les destinataires de ceux-ci”.
  • En France, la Loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique (LCEN) instaure également le principe de consentement  (”l’opt-in”) pour recevoir un message commercial. Ainsi, théoriquement “l’envoi à un ami” est interdit. “Beaucoup de choses sont border line dans la loi” reconnaît cependant au Journal du Net , Fabienne Granosky, chargée de la déontologie au SNCD (syndicat national de la communication directe). Aucune décision n’a d’ailleurs été rendue en France contre ces pratiques.

Ainsi, sommes-nous dans une situation de flou juridique concernant cette technique de Marketing. La pratique du parrainage et de “l’envoi à un ami” semble toléré en France mais une clarification de la LCEN est nécessaire pour que les professionnels du secteur puissent travailler sereinement (une question par exemple : l’envoi d’un premier mail pour proposer l’opt-in est-il légal ?). Une chose est sûre : si le Marketing viral venait à perdre cet outil alors il perdrait un levier important (en dehors du contenu viral en soi) très utile dans la propagation d’une campagne de marketing virale.

Au moment où le secteur des services de l’information évolue et cherche à se structurer, il conviendrait d’établir un cadre juridique clair et précis tant au niveau local qu’au niveau régional. Cette clarification est nécessaire pour un travail efficace et serein des agences Marketing.

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Utilisez-vous cette technique dans vos campagnes Marketing ? Comment travailler dans le cadre actuel de la LCEN ?

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Sources :

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Ce sont les vacances, la période est calme et l’écriture vous manque ? Et si vous profitiez de ce temps libre pour utiliser vos talents d’écriture non pas pour vendre un produit, rédiger un communiqué de presse  ou construire un discours d’entreprise mais tout simplement pour raconter une histoire.

L’agence de communication il était une marque s’est inspiré du parcours d’anciens professionnels de la communication reconvertis dans l’écriture (Frédéric Beigbeder, Jean-Christophe Grangé, Alain Absire,…) pour créer le concours Plume d’agence.

Réservé aux talents des agences de communication disposant d’au moins deux ans d’ancienneté au sein d’une agence, il suffit simplement, pour les personnes souhaitant y participer, de soumettre une Nouvelle originale inédite au Jury avant le 25 octobre 2008. La nouvelle, portant sur un sujet totalement libre, doit être rédigée en langue française et comportée un maximum de 30 000 signes.

A la fin de l’année 2008 (la date exacte reste à définir), un jury composé de personnalités du monde de la communication et de l’édition se réunira pour désigner le lauréat.

A la mi-août, une trentaine de personnes s’étaient déjà inscrite. Alors profitez de vos derniers jours de vacances et de la rentrée pour vous mettre derrière la feuille blanche !

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Les thème de l’environnement et du développement durable sont dans l’air du temps depuis quelques années. Aujourd’hui, ils n’apparaissent plus comme des éléments différenciant entre les entreprises mais sont un élément incontournable de chaque stratégie d’entreprise. Il en va de même pour leur communication quitte à être à la limite de la vérité… Les campagnes de publicité utilisant ces thèmes sont d’ailleurs régulièrement remises en cause par les associations écologistes. Les autorités de régulation veillent également…

Ainsi, l’autorité britannique de régulation de la publicité (ASA) vient de condamner Schell pour publicité mensongère pour avoir vanté au nom du “développement durable” des projets d’exploitation de sables bitumineux et des investissements dans une raffinerie.

Selon l’ASA, la publicité mettait en avant le terme ambigu de “développement durable” sans donner “d’éléments montrant comment Shell maîtrise concrètement ses émissions de CO2 dans ses projets de sables bitumineux”.

L’ASA avait été saisie par l’association écologiste WWF après la parution d’une publicité dans le Financial Times affirmant que “le défi du 21è siècle (était) de satisfaire le besoin croissant d’énergie de façon non seulement rentable mais aussi durable”. Dans la suite de l’annonce, Schell vantait ses investissements dans les sables bitumineux au Canada, et dans une raffinerie aux Etats-Unis. Or, cette exploitation rencontre l’opposition des écologistes dénonçant son impact sur les milieux naturels et les émissions de gaz à effet de serre qu’elle entraîne et qui ont donc saisi l’ASA.

L’ASA a interdit au groupe pétrolier de faire paraître à nouveau cette publicité.

Et vous quelle est votre politique au niveau du développement durable ? Comment l’intégrez-vous à votre stratégie d’entreprise et de communication ?

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Le 25 juin dernier, Publicis annonçait la création de VivaKi, un pôle numérique rassemblant ses nombreuses acquisitions effectuées dans le domaine du web (Digitas, Starcom, ZenithOptimedia, Denuo, Wcube,…). Dans le même temps, Publicis nouait un partenariat avec Microsoft, AOL, Yahoo et Google afin de mettre en place le Vivaki Nerve Center. Présenté comme une sorte de guichet unique, ce dernier doit faciliter l’achat et la vente d’espaces publicitaires pour les annonceurs et les sites.

VivaKi se renforce aujourd’hui après le rachat de Performics à Google. Unité issue de DoubleClick (racheté par Google en avril 2007), Performics compte plus de 130 clients dans le domaine du search marketing sur Internet représentant plus de 200 grandes marques mondiales. Publicis intègre donc un spécialiste du lien sponsorisé à VivaKi et étend ses compétences en la matière.

Ce rachat, qui met en avant les efforts importants du Groupe Publicis dans le domaine du numérique, doit lui permettre, ainsi qu’à ses clients, de “capitaliser sur le marché porteur de la recherche sur Internet”.  Dans son communiqué, Publicis reprend les données de Jupiter Media qui indiquent que ce marché s’est élevé à environ 9,9 milliards de dollars en 2008, et devrait connaître un taux de croissance annuel de 12% jusqu’en 2012.

Publicis est vraiment très actif sur le plan numérique, notamment au travers des différentes opérations qu’il a mené dans le domaine… Ses concurrents semblent plus discrets en la matière et ne semblent pas communiquer autant que ne le fait Publicis même si le magazine britannique Marketing Week rapporte que  WPP était également intéressé par Performics. Quelqu’un a-t-il plus d’informations sur les investissements pratiqués par les autres entreprises du secteur ?

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Lors des présidentielles françaises de 2007, Internet a pris une place importante dans la campagne électorale et a été intégré dans toutes les stratégies de communication des candidats (avec plus ou moins de réussite). Ainsi, chaque candidat s’est entouré d’une équipe web dédiée, de blogueurs “influents” et a tenté de mobiliser ses  internautes-sympathisants. De nombreux sites et blogs ont alors vu le jour et de nombreux contenus interactifs ont été crées.

Aux Etats-Unis, s’il y a bien un homme qui a compris tout le poids d’internet dans la course à l’élection présidentielle, c’est bien Barack Obama et son équipe de campagne. Sa stratégie de disponibilité et de présence permanente est décliné sur Internet à travers son site, les nombreux contenus crées, l’utilisation des outils sociaux,… Ainsi  il souhaite occuper sur la toile une place aussi importante que dans les médias traditionnels.

Mais cette stratégie expose particulièrement Barack Obama aux attaques des autres candidats. Depuis quelques semaines d’ailleurs la campagne américaine se durcit et se déplace sur le terrain de la désinformation,  des rumeurs,… Internet est particulièrement propice à la création de ces attaques et à leur diffusion sous différentes formes (vidéos virales, spams,…). Ces messages négatifs peuvent toucher immédiatement un nombre important de personnes et “convaincre” les personnes indécises, le tout pour un investissement relativement faible.

Barack Obama et ses équipes ont mis en place un système très intéressant pour prévenir et répondre à ce risque tout en incluant les sympathisants dans ce dispositif. Crée il y a plus d’un mois et demi, le site Fight the Smears (littéralement “combattre les saletés”) a pour objectif simple et direct de rétablir la vérité à chaque fois qu’une “attaque” est identifiée. Ainsi, l’idée est de combattre celle-ci le plus rapidement possible pour canaliser et faire disparaître la rumeur le plus vite possible.

Le site “Fight the Smears” s’organise de la manière suivante :

  • Des rumeurs sont mises en ligne au fur et à mesure qu’elles sont détectées par les équipes de campagne de Barack Obama ou par les internautes-militants (une adresse mail est à la disposition du public) ;
  • Des réponses argumentées sont postées et sont complétées par des “rich media” comme des vidéos, des enregistrements audio, des scans de documents officiels (et publics),… Tout ce qui peut apparaître utile pour enrayer la rumeur est utilisé et publié ;
  • Des mails peuvent être envoyés auprès du carnet d’adresse de l’internaute afin de rétablir la vérité auprès d’un maximum de personne tout en responsabilisant le militant.

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Ce site représente pour moi un maillon important de la stratégie de communication de Barack Obama. S’il demande un investissement plus important qu’il ne laisse penser au premier abord (notamment en terme de temps), il présente de nombreux avantages :

  • Occuper le terrain de l’information et des médias : en apparaissant comme pertinent aux yeux de l’opinion et de la presse par des messages clairs, précis et relayés par les sympathisants ;
  • Mettre la pression sur le camp adverse : en apportant une réponse argumentée et attirant l’attention sur les médias/personnes qui propagent ces rumeurs ;
  • Valoriser les sympathisants/internautes : en intégrant les codes des sites participatifs. Ainsi, ils peuvent se faire écho des rumeurs qui circulent auprès de l’équipe de campagne de Obahama pour qu’elle réagisse mais ils peuvent également transférer les réponses concernant les rumeurs à tout leur carnet d’adresse,… Ainsi, le public est un acteur actif de la campagne de lutte contre les rumeurs et plus largement de la campagne électorale.
  • Se montrer le plus réactif : en identifiant les rumeurs au moyen de différents canaux (équipes de campagne, internautes,…).

Ce site est donc un pas de plus dans l’intégration d’Internet dans les stratégies de campagne électorale. Il ne fait aucun doute que ce “concept” sera repris par d’autres hommes politiques ou personnalités voire même des entreprises.

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