Les internautes français et les mails - Étude SNCD 2008

Le Syndicat National de la Communication Directe (SNCD) vient de publier une étude sur le rapport des internautes français face à l’email. Réalisée par Ibase pour cette édition 2008, elle met en évidence le travail important que doit produire les annonceurs sur les messages diffusés et le rythme des campagnes notamment.

En effet,  les internautes sont de plus en plus mature vis-à-vis des mails qu’ils reçoivent  et ont donc une plus grande attente tant sur le plan de l’originalité des campagnes de marketing direct, que sur leur qualité et la manière dont elle les atteint.

Voici quelques données intéressantes tirées de l’étude :

Par ailleurs, le SNCD propose une cartographie de l’attitude des internautes face à ces courriers et a défini cinq profils :

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Source : Étude EMA ÉDITION 2008 - SNCD (version pdf)

Barack Obama élu marketeur de l’année 2008

En attendant le résultat des élections, l’hebdomadaire AdvertisingAge a désigné Barack Obama “Marketer of the year 2008“, le 17 octobre dernier. Les annonceurs et agences américains, membres de la Association of National Advertisers réunis en congrès ont ainsi préféré Barack Obama (36% des votants) à Apple (27%) et Zappos (14%), un site Internet de vente en ligne de chaussures. John McCain, quant à lui, n’a recueilli que 4% des suffrages.

Comme j’en avais parlé dans l’article Fight the Smears : la lutte contre les rumeurs de Barack Obama (6 août 2008), il a su très vite mettre en place une stratégie de communication centrée sur la disponibilité, la présence permanente et l’implication importante des sympathisants. Celle-ci s’est mise en place tant sur le terrain que dans ses discours mais s’est également déclinée sur Internet à travers les sites mis en place, le développement d’un vrai réseau social (mybarackobama.com), les contenus crées par les militants (cf. le site de Obey Giant à l’origine de l’une des affiches les plus reprises, vidéos youtube),…

En effet, si Barack Obama bénéficie d’un charisme important, il a également su s’entourer de pointures d’agences de communication et de Chris Hugues, l’un des fondateurs de Facebook. Ainsi, au delà de la communication de campagne traditionnelle qu’il a pratiqué (spots télévisés, soutien d’artistes, meeting), il a très vite compris l’enjeu d’une bonne maitrise de la communication 2.0 à travers Internet  et l’aspect collaboratif notamment, tant pour convaincre les électeurs que pour financer sa campagne électorale.

Enfin, l’une des force de l’équipe Obama est d’avoir construit un discours cohérent, clair et constant tout au long de la campagne. Ce discours s’est accompagné d’une charte graphique efficace et omniprésente. Ainsi celle-ci a été déclinée tout au long de la campagne, sous toutes les formes possibles (affiches, briquets, fanions, T-Shirt,…).

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Pour aller plus loin, voici une présentation très instructive de Geary Interactive qui fait le point sur le marketing online des deux candidats à la présidence américaine :

Transavia s’appuie sur l’actualité pour ses campagnes de pubs

La compagnie aérienne low-cost transavia, filiale du groupe Air France-KLM, profite de la crise pour sortir une campagne de pub qui s’inscrit dans l’actualité.

Une publicité plutôt efficace puisqu’elle fait sourire dès qu’on la lit (ou pas mais il faut alors passer à un niveau d’analyse supérieur et ne pas rester au premier niveau de compréhension).

L’Agence H, auteur de cette publicité, s’était déjà inspirée de la crise financière actuelle pour réaliser une première affiche dont le slogan était “Mettez-vous au vert sans voir vos comptes dans le rouge”.

Ces affiches entrent dans une stratégie publicitaire plus globale qui s’inspire de la situation économique et sociale du moment mais également de déclarations politiques “marquantes”. On retrouve ainsi sur une affiche le slogan “Profitez du peu de RTT qu’il vous reste”  faisant référence à l’assouplissement des 35 heures; ou bien encore, “La France je l’aime mais à ce prix là je la quitte !”. Ce ne sont là que quelques exemples de slogan que la compagnie a utilisé. Ce renouvellement régulier dans les affiches permet  alors d’être plus réactif par rapport à l’actualité mais également de ne pas avoir le sentiment de répétition chez le consommateur.

Transavia n’est cependant pas la première compagnie aérienne à s’inspirer des faits d’actualités (et plus particulièrement politiques). Ainsi, on se souviendra de Easy Jet concernant la fin de mandat de Jacques Chirac ou encore de Ryanair et son buzz Bruni-Sarkozy.

Le surf sur l’actualité, le nouvel eldorado des compagnies aériennes ?


Kleenex : une publicité qui surfe sur l’actualité

Que cela soit à la radio, à la télé, sur le net ou dans la presse papier, on ne peut échapper à la crise financière et à la baisse du pouvoir d’achat. Kleenex l’a bien compris et propose une publicité qui s’inscrit dans cette actualité avec humour et intelligence.

Parrallèlement à cette campagne papier, l’agence Goodnews vient de mettre en place un dispositif street marketing dans paris : à proximité de certains distributeurs automatiques de billets, un paquet de mouchoirs Kleenex est mis à disposition des personnes venant voir leur solde bancaire et/ou retirer de l’argent.

Un très beau coup marketing !

Source : Marketing Alternatif - Kleenex // Besoin de réconfort

Les consommateurs américains attendent une présence des entreprises sur les médias sociaux

Une étude*, commandée par l’agence de communication et de stratégie américaine Cone, montre que 93% des américains pensent que les entreprises devraient avoir une présence sur les médias sociaux et 85% estiment qu’elles devraient interagir avec les utilisateurs grâce aux réseaux sociaux.

Les consommateurs ont une idée bien précise des interactions qu’ils attendent avec les marques au travers des médias sociaux :

À noter que 59% des consommateurs américains utilisent déjà les médias sociaux pour interagir avec les marques dont 1/4 plus d’une fois par semaine.

Cette étude met une nouvelle fois en évidence, le rôle bénéfique que joue les médias sociaux en terme d’image perçue par le consommateur au niveau de la marque. En effet, 56% des personnes ressentent un rapport plus fort et une meilleure qualité de service quand ils peuvent interagir avec les sociétés via les médias sociaux.

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* L’étude Cone Business in Social Media a été conduite en ligne le 11 et le 12 septembre aux Etats-Unis par Opinion Research Corporation sur 1092 personnes de 18 ans et plus (525 hommes et 567 femmes).

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Source : Marketing Charts - Americans Expect Companies to Have Social-Media Presence

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Et si on se rencontrait au Webdeux.Connect le 11 octobre prochain ?

A l’initiative de Jean-François Ruiz et de Sébastien Rousset de webdeux.info, se déroulera la deuxième édition du Webdeux.Connect le 11 octobre prochain. Cet événement a pour objectif de se faire se rencontrer des personnes travaillant dans le domaine du web afin de créer des liens et de nouveaux échanges.

La journée sera rythmée par des conférences qui s’annoncent très intéressantes :

Une journée qui me permettra, je l’espère, de faire connaissance avec ceux que je lis régulièrement (ou ceux dont j’utilise régulièrement les services) mais également de découvrir de nouvelles têtes et d’avoir des échanges passionnants !

Si vous souhaitez y participer (il reste encore quelques places) ou en savoir  un peu plus sur cette journée n’hésitez pas à vous rendre sur le site du Webdeux.Connect .

Dans la suite du post la longue liste des participants confirmés du prochain Webdeux.Connect :


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Les réseaux sociaux toujours en retrait dans les entreprises

Selon une étude d’opinion Avanade et Coleman Parkes Resarch, menée auprès de 541 dirigeants de grandes entreprises dans le monde, les entreprises qui utilisent les réseaux sociaux améliorent leur relation client et augmentent leurs ventes. Parmi les entreprises qui disposent d’une stratégie en terme de réseaux sociaux, 2 entreprises sur 3 ressentent une satisfaction de la clientèle liée à celle-ci et 64% constatent une amélioration de leur image de marque sur le marché. D’autre part, 2 entreprises sur 5 associent d’ores et déjà l’augmentation des ventes à l’adoption de ces réseaux sociaux.

Cependant, en dépit de ce constat positif, 60% des sociétés interrogées ne perçoivent pas encore l’enjeu que ces nouveaux outils représentent pour leurs employés et leurs clients et, ainsi, la très grande majorité des entreprises n’ont pas  encore de stratégie concernant les réseaux sociaux. Si plus de la moitié des entreprises redoutent une baisse de la productivité de leurs employés, les principaux obstacles à l’adoption de ces outils sont les craintes liées à la sécurité (76%), l’immobilisme de la direction (57%) et la réticence à exploiter des technologies naissantes.

Malgré ces réticences, plus de 60% des entreprises admettent que les réseaux sociaux sont l’avenir des entreprises en matière de collaboration et de technologie. Ainsi, si elles ne font rien pour encourager les réseaux sociaux actuellement, 75% des entreprises reconnaissent que les réseaux sociaux s’imposeront insidieusement s’ils ne font pas l’objet d’une gestion anticipée. A noter que pour 9 entreprises sur 10, la prochaine génération d’employés sera celle qui amènera cette évolution.

Et vous comment ça se passe dans l’entreprise dans laquelle vous travaillez ? A-t-elle une stratégie concernant les réseaux sociaux et quelle vision en a-t-elle ?

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* Etats-Unis, Canada, Europe et Asie du Pacifique

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Pour aller plus loin :

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Robert Namias rejoint Publicis

Robert Namias, ancien directeur général adjoint en charge de l’information à TF1, intégrera le groupe Publicis à compter du 1eroctobre en tant que conseiller de Maurice Lévy, président du directoire de Publicis Groupe. À ce titre, il interviendra sur des dossiers politiques et des affaires sensibles.

Il occupera, en outre, la fonction de vice-président de Publicis Consultants France, le réseau de stratégie et de communication institutionnelle. Sa mission portera sur la définition et la gestion de positionnement d’entreprises.

Robert Namias, 64 ans, avait quitté TF1 en juin dernier, en même temps que PPDA. Depuis 1996, il dirigeait l’information et il était devenu en 2005 directeur général adjoint chargé de l’information. Il faisait partie de la “vieille équipe dirigeante” constituée autour de Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte, partis en 2007 du Groupe TF1.

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Source : immédias, le blog de Renaud Revel - Exclusif: Robert Namias chez Publicis

Linkedin lance son réseau de publicité

En partenariat avec la plateforme Collective Media, LinkedIn va lancer son réseau de publicité ciblée. Si le réseau social vend déjà de la publicité ciblée sur son site, cette initiative doit attirer de nouveaux partenaires (”plusieurs centaines” selon LinkedIn). Elle permettra également, pour les partenaires, un ciblage plus précis des publicités par catégorie en fonction des informations que les membres rendent publiques et se communiquent via leur profil LinkedIn.

Plusieurs critères  seront pris en compte pour le ciblage tel que le secteur dans lequel travaille l’utilisateur, le degré d’expérience,  la taille de l’entreprise, le sexe ainsi que les données géographiques. Un cookies sera placé sur sa machine ce qui l’identifiera comme un membre de Linkedin lorsqu’il visitera d’autres sites.  Les informations personnelles ne seront pas  mises à disposition des annonceurs et les membres du réseau social pourront choisir de ne pas participer à ce programme.

Cette annonce intervient dans un contexte économique assez difficile et au moment où de nombreux réseaux communautaires ont encore beaucoup de difficultés à rentabiliser leur modèle par la pub. Cependant de nombreux analystes s’accordent à dire que la publicité pourrait devenir l’un des moteurs principaux des réseaux sociaux.

Selon Kevin Eyres, directeur de Linkedin Europe, “le ralentissement économique fait que les publicités doivent être plus pertinentes et plus ciblées”. Linkedin a donc pleinement conscience de l’environnement actuel en cherchant à s’appuyer sur son réseau et son audience. Ainsi, Linkedin affirme posséder une base utilisateurs plus riche et plus intéressante que celle du Wall Street Journal, Business Week et Forbes avec une moyenne d’âge de 41 ans, un revenu moyen du foyer de 109 000$, plus de 80% de diplômés et plus de la moitié des membres jouant un rôle décisionnel au sein de l’entreprise pour laquelle ils travaillent. Ces atouts lui permettent de sortir du lot des autres sites communautaires et de proposer des publicités entre 30 et 76,50$ pour mille pages impressions (et entre 12 et 20 dollars pour les publicités textuelles) là où les autres sites ne vendent leur publicité qu’à 1 dollar.

Ci-dessous, une présentation relative à l’audience de LinkedIn :

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Source : The Guardian - LinkedIn launches advertising network

InVideo Ads : le nouveau format publicitaire de YouTube

Après avoir fait son apparition sur les versions outre-atlantique et outre-manche durant le mois d’août, la publicité arrive sur YouTube France. En effet ,depuis mercredi dernier, le portail de vidéo détenu par Google affiche sur certaines vidéos des publicités en transparence dans le bas des vidéos sur 20% de celle-ci environ.

Après le lancement de la vidéo, un bandeau publicitaire à 80% transparent apparait au bout de 15 secondes et disparait après 10 secondes d’affichage si l’utilisateur n’effectue aucune action. En cas de clic sur la publicité, la vidéo principale se met alors en pause et le spot de publicité se lance. À la fin du clip ou après l’arrêt volontaire de celui-ci par l’utilisateur, la vidéo principale reprend.

Toutes les vidéos ne sont pas concernées par ce dispositif. En effet, les créateurs de vidéo sur YouTube doivent donner leur “accord explicite” pour accueillir des publicités (sans contrôle de celles-ci) et avoir été sélectionnés par YouTube (après candidature). En effet, cela s’inscrit dans le Programme Partenaire YouTube lancé en juin dernier pour la France. Ainsi, seuls les candidats répondant aux critères du programme et sélectionnés pourront bénéficier du partage des revenus publicitaires sur un modèle mêlant coût pour mille et coût par clic.

Le choix de cette “insertion” publicitaire plutôt que d’un spot en début de chaque clip est très intéressant. En effet, Shiva Rajaraman, directeur produit chez YouTube, met en avant deux points en faveur de ce choix :

L’enjeu est important pour Google car la rentabilité de YouTube (acquis pour 1,6 milliards d’euros) passe par ce nouveau format publicitaire. De plus, au moment où de nombreux programmes cherchent à bloquer ou limiter la publicité en ligne, ce système “flash” peut être une réponse pour contourner ce problème.

Allez plus loin sur le sujet :

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